Papill'en goguette

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vendredi 26 septembre 2008

Fleur... en cuisine


En cuisine, la fleur désigne le meilleur ou le plus fin d'un ingrédient :

Fleur de farine
La farine la plus finement broyée, ces fines particules qui emplissent l'air du moulin en plein travail, et qui font les meilleurs pâtisseries et liaisons de sauce, comme la maïzena ou fleur de farine de maïs.

Fleur de sel
Le premier sel qui cristallise dans le pré saunier, et affleure en surface. Récolté dans les permiers temps de l'évaporation, son prix est nettement plus élevé que le sel de qualité ordinaire, mais ses saveurs et son fondant en font un partenaire essentiel des meilleures préparations.

Fleur de thym
Ce sont les feuilles de thym, débarrassées de toutes les branches et brindilles. Très utile pour les hachis, sauces, fromages..., et très appréciable pour la décoration.


Laquer


Lors de la cuisson, il se forme une croûte à l'extérieur de l'ingrédient : les sucs externes se caramélisent. On peut favoriser ce phénomène en appliquant, régulièrement et tout au long de la cuisson, un mélange d'eau, sucre et acide, le plus souvent vinaigre, miel et eau.
De la qualité et des particularités des ingrédients de laque dépendra le goût de la caramélisation. Quelques épices peuvent être ajoutées à la préparation, ainsi qu'une pointe d'alcool.

Exemples :
Le canard laqué est badigeonné de miel, eau et vinaigre.
Il est possible de laquer une volaille avec un mélange de confiture, eau et vinaigre de vin vieux ou jeune, selon le type de fruit.


Déglacer


Il s'agit de verser un liquide dans le plat de cuisson, parfois après avoir ôté les ingrédients cuits, afin de récupérer les sucs de cuisson dans un jus qui servira de sauce ou de base de sauce.

Exemples :
10 minutes avant la fin de cuisson du poulet rôti, on peut déglacer avec un verre d'eau afin d'allonger la sauce : il y en a plus et elle est moins grasse.
Pour une sauce au poivre généreuse, on peut déglacer la poêle et les pièces de viande avec un peu de whisky avant d'ajouter poivre vert et crème fraîche.
Une viande marinée sera d'abord saisie à feu vif puis déglacée avec son jus de marinade avant de mijoter.
Des lamelles de pomme pourront être caramélisées à feu doux dans une poêle beurrée, avec un peu de sucre, et déglacées au calvados avant d'être servies en accompagnement d'une glace ou d'un filet de veau.


Le thym


Un peu d'histoire(s)...

Thymus signifie parfumer. Depuis plus de 10.000ans, le thym accompagne les Hommes. Les Egyptiens l'utilisaient pour l'embaumement, sensibles à son parfum et à ses qualités désinfectantes. Etrusques et Sumériens semblent l'avoir utilisé aux mêmes fins.
Les romains en raffolaient au point d'en faire un élément essentiel du quotidien. En plus de la cosmétique et de la cuisine, ils en garnissaient leurs matelas afin de favoriser le sommeil. La coutume a perduré et on peut parfois trouver, sous l'oreiller italien, une branche de thym.
Les Grecs, qui le croyaient né d'une larme d'Hélène, le travaillaient en décoctions et autres onguents, en plus d'en parfumer les préparations culinaires. Symbole de courage, ils en brûlaient des rameaux comme encens lors des cérémonies religieuses.
Le Moyen-Age européen verra renaître cette croyance. Au XIVème siècle, la Provence en fait l'un des incontournables de sa cuisine et le rebaptise Farigoule. Serpolet est le nom du thym sauvage, du latin serpullum : le rampant, allusion à son allure.


Un peu de biologie...

Le thym, ou thymus, est de la famille des lamiacées ou lamiaceae, cousin, entre autres, des lavandes, romarins, menthes, sarriettes, et sauges. Cette famille de plantes se caractérise notamment par la présence d'huiles essentielles, et de saveurs...
On compte plus de 300 espèces, rampantes ou en coussinet. Classé parmi les plantes aromatiques, cet arbrisseau est originaire du bassin méditerranéen ; habitué des climats doux, il a cependant suivi les Hommes au fil de leurs explorations et conquêtes, et est maintenant largement cultivé à travers le monde.
La fleur, rosâtre ou blanche, n'est pas la même fleur que celle employée en cuisine... Pour plus de détails suivez le guide...
Plante mellifère, le thym favorise la bonne santé des populations butineuses par la quantité et la qualité de son pollen, autant que par ses propriétés médicinales. Un bon allier du jardinier donc !


Ses bienfaits

Reconnu pour ses flagrances, on sait aujourd'hui qu'il dispose de propriétés anti-septiques, anti-bactériennes et anti-fongiques. Favorable au système immunitaire tout autant qu'à la conservation des pâtés, le thymol est le tanin du thym. C'est aussi une bonne source de fer, vitamine C et K, calcium et manganèse.
Anti-septique et anti-viral, il permet, sous forme d'infusion, d'inhalation ou d'extrait, de lutter contre les coups de froid, grâce à ses propriétés stomachiques, expectorantes et anti-spasmodiques, anti-inflammatoires, anti-tussives et fluidifiantes. L'infusion, peu ou pas sucrée, peut aussi aider à résoudre une digestion difficile ou pénible, ou simplement ouvrir l'appétit et favoriser l'assimilation du repas.
Les gargarismes sont aussi très efficaces contre les aphtes et gingivites.
En friction, l'huile de thym favorise la circulation sanguine et soulage les douleurs rhumatismales, tensions et contractures musculaires.
L'eau de thym, appliquée sur le visage comme un tonique, resserre les pores de la peau.
Les huiles essentielles de thym sont couramment employées dans la cosmétique et confection de savons ou dentifrices. En diffusion ou inhalation, elles permettent de lutter contre les infections dues au froid. L'ingestion est fortement déconseillée sans le suivi d'un spécialiste : la toxicité des huiles essentielles de thym implique une grande prudence !

Depuis 1978, le Professeur Bernard Descottes, chirugien, chef du service de chirurgie digestive et transplantations du C.H.U. de Limoges et professeur à l’université, expérimente l'utilisation du miel de thym pour les pansements des plaies importantes et des escarres. Plus de 3.000 malades ont été soignés avec 97% de résultats positifs. D'autres miel ont été testés, mais avec de moindres résultats : le thymol semble être un élément important de l'équation.


Le cuisiner...

Le bouquet garni : c'est, en France, son utilisation la plus commune et la plus répandue. Il est de tous les bouillons, de toutes les soupes. Quelques brins de thym, une feuille de laurier avec, au choix, un brin de persil, vert de poireau, baton de céleri...
On le retrouve aussi dans le fameux herbes de Provence, accompagné de cerfeuil, estragon, sarriette, marjolaine, romarin, thym, lavande et fenouil, pour relever poissons, ratatouilles et autres grillades. Ou le Zahtar, mélange libanais où il côtoie les graines de sésame grillées, le sumac et le sel pour sublimer la viande ou le fromage. Décliné, en Egypte, sous le nom de Dukka : thym et graines de sésame avec noisettes rôties, cumin, coriandre et poivre noir.
Une branche de thym parfumera marinades, sauces tomates et viande mijotées, vinaigres en formation, vins en décoctions, huiles en préparations...
Elle sera aussi une très efficace pinceau pour enduire une viande ou un poisson en cours de cuisson : l'huile ainsi répandue sera plus ou moins teintée de saveurs, tandis que quelques feuilles resteront sur les chairs...
La fleur de thym sublimera pâtés, pommes terre sautées, légumes farcis, hachis divers et autres fruits confits... Elle sera également utilisée pour enrober les fromages frais que l'on souhaite conserver agréablement, le magret de canard à sécher, ...
Le thym citronné, quant à lui, fera merveille avec les poissons, une branche disposée dans son ventre évidé avant le début de la cuisson, ou quelques pincées de fleur de thym sur la chair en train de griller... Plus inattendu, il surprendra les papilles les plus averties avec quelque fruit rôti, ou infusé dans une crème anglaise...


mercredi 24 septembre 2008

L'agneau


Un peu d'histoire(s)...

Parmi les premières espèces domestiquées, le mouton, descendant probablement du mouflon, côtoierait les Hommes depuis plus de 12.000ans. Probablement originaire du Moyen-Orient, on en trouve des traces archéologiques en Mésopotamie datant de plus de 9.000ans.
Compagnon de transhumance, il a suivi les Hommes dans leur colonisation de l'Europe à l'Asie, jusqu'en Nouvelle-Zélande et Amériques.
Il existe plus de 200 espèces, à face noire ou blanche, queue courte ou longue, à chair gourmande ou à toison fournie. En France, il est principalement élevé sous la Loire, avec une prédilection pour le Sud-Ouest.
Presque autant valorisé que le cochon, il a fourni viande et lait pour nourrir les peuples, laine et peau pour l'abri ou l'habillement, l'écriture et la décoration, jeux d'osselets et cordes d'instruments de musique, sans oublier la lumière, grâce aux bougies de suif.
L'agneau, doux, docile et dépourvu de toute animosité, est symbole de pureté dans de nombreuses religions : les grecs sacrifiaient des agneaux noirs pour s'attirer les grâces du Vent ; les juifs le sacrifient pour la Pessa'h ou Pâque juive, en souvenir des sacrifices et peines endurés lors de l'Exode d'Egypte ; les musulmans fêtent l'Aïd al-Kabïr, commémorant le sacrifice d'Ismaël par son père Abraham ou Ibrahim, dont la main fut arrêtée par Dieu, satisfait par sa soumission ; les chrétiens, eux aussi, dégustent l'agneau à Pâques en reconnaissance de leur soumission à Dieu, Jésus Christ étant considéré comme l'Agneau de Dieu ou Agnus Dei, messie venu conduire le troupeau. Dans la liturgie chrétienne, l'agnus dei est une prière chantée ou clamée au cours de la messe.
Illustrant l'une des fables de La Fontaine, il inspire également les agnolotti, ou oreilles d'agneau : pâtes italiennes farcies, en forme de demie lune.


Labels & autres appellations

Agneau de pré salé du Mont St Michel, IGP
Agneau de pré salé ou d'Estran de la Baie de Somme, AOC [] depuis 2007
Label rouge :
Agneau de lait des Pyrénées
Agneau laiton de l'Aveyron
Agneau du bourbonnais
Agneau de Pauillac
Agneau du Périgord
Agneau de Sisteron
Agneau de Vendée
Agneau fermier Le Diamantin, Centre-Ouest
Agneau fermier des Pays d'Oc
Agneau fermier du Quercy
Agneau fermier Sélection des Bergers, Pyrénées
Tendre agneau Label rouge, Allier
Lou Paillol, Midi-Pyrénées
El Xaï, Pyrénées.


Types de viande

Agneau de lait ou agnelet :
Agé de 30 à 40 jours et pesant environ 10kg, il n'a pas encore commencé le sevrage. Nourri exclusivement de lait, sa viande est donc très blanche, très tendre et particulièrement douce.
Agneau de boucherie ou blanc :
Agé de 70 à 150 jours et pesant environ 25kg, sevré, il représente la majorité des agneaux vendus en France, surtout entre Décembre et Juin. Sa chair, encore blanche, est presque toujours aussi tendre que celle de l'agneau de lait, mais son goût est déjà plus prononcé.
Agneau broutart ou gris d'élevage :
Agé de 6 à 9 mois et pesant environ 35kg, il présente une chair rouge clair, marque d'une alimentation de pâture. Commercialisé de septembre à décembre, sa viande présente des saveurs affirmées et une texture plus ferme que précédemment.


Un peu de biologie...

De la famille du mouton, l'agneau est le fruit des amours de la brebis et du bélier. C'est un mammifère, représentant de la famille des ovins. Les moutons domestiques, ou ovis aries, sont une sous-famille des caprins, ou caprinae, elle-même sous-famille des bovidés, ou bovidae. Aisni, l'agneau est cousin des chèvres, gazelles, chamois, buffles et vaches.
Ongulé : il marche sur deux doigts terminés par des ongles dur, aussi appelés sabots. Herbivore ruminant, il est connu pour son caractère très doux voire docile.
La jeune femelle est appelée agnelle ; l'agneau, châtré entre son 8ème et 15ème jour, deviendra mouton...

Pourquoi châtrer l'agneau ? Selon Daubenton, naturaliste :

« C'est pour rendre sa chair plus tendre, et pour lui ôter un mauvais goût qu'elle auroit naturellement si on le laissoit dans l'état de bélier; pour le disposer à prendre plus de graisse ; pour rendre la laine plus fine et plus abondante. En même temps on rend l'animal plus doux et plus aisé à conduire. » dans Instructions pour les bergers et les propriétaires de troupeaux, 1810.


Découpe & pièces de viande découpe agneau
collier : osseux mais peu gras, savoureux et économique
côte découverte : côtelettes goûteuses et persillées
côtes secondes et premières : les secondes sont plus persillées que les premières
carré : côtes découvertes + côtes secondes et premières
filet et côte filet : douceur et goût
haut de côtes : économiques et goûtues, souvent proposées désossées
poitrine : économe, savoureux et persillé à souhait
épaule : vendue avec ou sans os, elle est plus persillée que le gigot
selle : morceau tendre et savoureux
gigot : tendre et léger, c'est le morceau de choix
quartier : gigot + ½ selle ; baron : selle + gigots
abats commercialisés : cœur, foie, rate, rognons rouges et blancs, pied, langue, ris.


Diététique

L'agneau est riche en zinc et vitamines B, notamment B2, B3 et B12 ; c'est également une bonne source de fer, potassium et phosphore.
Pour 100g de chair, on estime :
250 kcal
25g de protéines
20g de lipides
0g de glucides
10g d'acides gras saturés
7g d'acides gras mono-insaturés
1g d'acides gras poly-insaturés
0.08g de cholestérol

Le gigôt et les côtelettes sont les morceaux les plus maigres, avec 14 et 16g de lipides/100g ; a contrario, l'épaule contient jusque 25g de lipides/100g de chair.
Conseillé dans le cadre d'une alimentation allégée, d'un régime amincissant ou pauvre en cholestérol, l'agneau est favorable au renforcement des défenses immunitaires.
En diététique chinoise, l'agneau est un élement feu dont la consommation est recommandée en automne, afin d'aider le corps à lutter contre le froid ; l'ayurvéda le boude, lui reprochant la présence de graisses saturées propices à la formation de toxines ; Hildegarde de Bingen, le classifiant comme chair froide, en préconise la consommation pendant la saison chaude et la déconseille durant l'hiver.


Le cuisiner...

L'agneau est gourmand : en sauce ou grillé, en sucré-salé, il s'accommode de toutes les cultures et de toutes les envies !
à griller : côtes filets, premières, secondes et découvertes ; compter 2 ou 3 par gourmand. Penser aussi au gigôt, en tranches, mariné ou non, à griller à la poêle ou au barbecue
à braiser : collier, hauts de côtes et poitrine ; en sauté, en mijoté, en curry, en blanquette, en couscous, ... bref en sauce, mariné ou pas
à rôtir : gigot, carré, épaule ; entier ou désossé et ficelé en rôti ou taillé en dés, mariné ou pas, mais toujours plein de gourmandises... Astuce pour un délicieux rôti : arrêter le four 5 minutes avant la fin de cuisson et laisser reposer entre 10 et 15 minutes
sortir la viande du réfrigérateur au moins une heure avant la cuisson, surtout pour les pièces à rôtir : les chairs se réchauffant, la cuisson sera plus uniforme et donc le plat plus savoureux
les afficionados apprécieront une cuisson rosée : inutile de cuire à point, la chair n'en sera que plus goûteuse et tendre


Autres utilisations...

Les tanneurs font, de sa peau, de magnifiques vestes et parchemins, reliures de livres et autres maroquineries. Sa laine, très fine, est prisée des grands couturiers.
Avec ses os et cartilages sont fabriqués divers gélatines employées dans l'agro-alimentaire ; les os, taillés ou sculptés, servent aussi à fabriquer les jeux d'osselets.
Le suif, autrement dit la graisse récupérée lors de la découpe après abattage, entre dans la composition de bougies et savon, voire d'emplâtres de médecines traditionnelles.
Les intestins, nettoyés et séchés, servent, selon leur gabarit, à la confection de cordes pour instruments de musique, sutures chirurgicales ou cordages de raquettes de tennis.


Et pour vos papilles...
Bouchées d'agneau aux abricots secs et amandes pour le poète
Emincé d'agneau au romarin
Kefta


dimanche 24 août 2008

Cailles flambées au whisky en sauce crémeuse, légumes de saison confits

Des cailles à la chair tendre et délicatement parfumée, encore meilleures le lendemain. ;)

Ingrédients et quantités pour 2 personnes

  • 2 cailles de bon gabarit ou 4 petites
  • 10cl de whisky
  • 30g de beurre clarifié
  • 10cl de crème fraîche épaisse
  • muscade
  • sel, poivre blanc
Légumes de saison, par exemple :
  • 2 grosse carottes
  • 1 panais
  • 1 navet beurre et la même quantité de céleri boule
  • 1 petit fenouil
  • 1 poireau
  • 200g de châtaignes
  • 1 petite branche de céleri vert
  • 1 oignon
  • thym et laurier en bouquet garni
  • 3 clous de girofle, macis ou muscade
  • sel, poivre blanc

Laver et éplucher chaque légume, découper en cubes de 2 à 3cm de côté, planter les clous de girofle dans l'oignon, réserver le tout.

Chauffer une grande casserole, verser le beurre clarifier, colorer les cailles à feu vif, ajouter les échalotes et flamber.

Lorsque les flammes sont éteintes, baisser le feu de moitié, ajouter les légumes, mélanger de manière à récupérer les sucs de cuisson, laisser cuire quelques instants. Couvrir d'eau, mélanger et mener à ébullition. Ecumer la mousse qui se forme, baisser le feu, ajouter les épices et le bouquet garni et laisser mijoter à petits bouillons pendant une heure (ou deux si vous préférez cuire à feu très doux pour une meilleure préservation des nutriments).

Retirer cailles et légumes du bouillon, laisser refroidir et réserver au frais.

Filtrer le bouillon avant de le mettre à réduire à feu doux

  • une heure pour un jus clair
  • 1h30 à 2h pour une sauce plus onctueuse
  • deux heures pour une réduction à glace, qui permet d'obtenir une sauce concentrée en saveurs et brillante d'aspect, presque soyeuse.

Ajouter la crème fraîche, rectifier l'assaisonnement et laisser cuire à feu doux un petit quart d'heure.

Disposer les légumes dans un plat, les cailles par dessus, napper d'un peu de sauce et couvrir d'une feuille de papier sulfurisé. Enfourner à froid, réchauffer à 250°C (th8) environ une demie heure, tandis que la sauce sera tiédie sur feu très doux (Ne surtout pas faire bouillir !).

Servir chaud, accompagné de quelques épinards poêlés au beurre ou d'une salade composée. ;)

A vos papilles !

Ravioli de maïs ou châtaigne aux trois fromages, sauce tomate et jambon de pays

Ingrédients et quantités pour 2 personnes

pâte

  • 200g de farine de maïs ou châtaigne
  • 2 oeufs ou 10cl d'eau
  • 1 c. à s. d'huile d'olive (ou de saindoux ;) )
  • une pincée de sel
garniture
  • 200g de brousse de brebis ou faisselle de chèvre
  • 200g de fromage frais de chèvre ou de brebis
  • 200g de fromage sec de chèvre ou de brebis type corse ou montagne
  • muscade, poivre blanc
sauce
  • 300g de tomates pelées concassées
  • 200g de jambon de pays, au choix
  • 1 c. à s. d'ail pommade
facultatif : quelques copeaux de fromage de brebis ou chèvre sec pour un effet gratiné

Commencer par la pâte : verser la farine dans un saladier, creuser un puits, verser le sel, l'huile, la moitié de l'eau ou un oeuf, mélanger l'ensemble jusqu'à obtenir une pâte ferme (mais pas dure) qui se détache parfaitement des parois, en incorporant le reste des oeufs ou de l'eau selon le besoin. Laisser reposer une heure au frais (pas au froid), sous un torchon.

Pendant ce temps, préparer la garniture : verser le fromage frais et la faisselle dans un saladier, le fromage sec râpé, mélanger à la fourchette afin d'obtenir une pâte lisse, assaisonner de poivre et de muscade, réserver au frigo.

Etaler la pâte à pâtes en fines feuilles d'un millimètre d'épaisseur, au rouleau ou à la machine, #6/7. Disposer une cuiller de farce à intervalles réguliers, recouvrir d'une feuille de pâte, marquer les formes et découper. Bien vérifier chaque soudures ! ;)

Chauffer une grande quantité d'eau salée jusqu'à ébullition puis y cuire les ravioli. Après les avoir égouttés, disposer dans un plat à gratin préalablement huilé (ou graissé avec un reste de saindoux O:-) ), réserver.

Préchauffer le four à 250°C (th8/9).

Emincer le jambon et le saisir dans une casserole chaude avec une cuiller d'huile (à moins qu'il ne reste un peu de saindoux...), ajouter l'ail et les tomates concassées et laisser cuire à feu doux une quinzaine de minutes. Verser sur les ravioli, parsemer de copeaux de fromage, et enfourner le temps que les saveurs se développent.

Servir chaud accompagné d'une salade de roquette arrosée d'un trait d'huile d'olive et de vinaigre balsamique.

A vos papilles !

Ravioli de maïs à la volaille et légumes confits, sauce tomate au romarin

Ingrédients et quantités pour 2 personnes

pâte

  • 200g de farine de maïs
  • 2 oeufs ou 10cl d'eau
  • 1 c. à s. d'huile d'olive (ou d'huile qui conservait les poivrons et/ou courgettes ;) )
  • une pincée de sel
garniture
  • 200g de filet de volaille, au choix
  • 150g de poivrons confits (garder l'huile, ça peut servir)
  • 150g de courgettes confites (idem)
  • 150g de brousse de brebis ou faisselle de chèvre
  • ou 200g fromage frais de chèvre ou de brebis ( voire un mélange des deux O:-) )
  • 1 c. à s. d'ail pommade
  • quelques branches de thym frais
sauce
  • 300g de tomates pelées concassées
  • 1 c. à s. d'ail pommade
  • une échalote
  • quelques branches de romarin
  • une pincée de sel
  • facultatif : quelques copeaux de fromage de brebis ou chèvre sec pour un effet gratiné

Commencer par la pâte : verser la farine dans un saladier, creuser un puits, verser le sel, l'huile, la moitié de l'eau ou un oeuf, mélanger l'ensemble jusqu'à obtenir une pâte ferme (mais pas dure) qui se détache parfaitement des parois, en incorporant le reste des oeufs ou de l'eau selon le besoin. Laisser reposer une heure au frais (pas au froid), sous un torchon.

Pendant ce temps, préparer la garniture : émincer finement les légumes confits, réserver. Emincer finement la viande, la saisir (avec une cuiller à soupe d'huile qui conservait poivrons et/ou courgettes ;) ) dans une poêle bien chaude, ajouter l'ail, les légumes, le thym et cuire à feu vif en remuant sans cesse : plus l'émincé est fin et plus la cuisson est rapide, permettant d'éliminer l'excès d'eau qui nuirait à la bonne tenue des ravioli. Retirer le thym et laisser refroidir quelques instants de coté.

Dans un saladier, verser le fromage, le précédent mélange tiédi, mélanger vigoureusement à la fourchette afin d'obtenir une texture bien lisse, vérifier l'assaisonnement puis réserver au frigo.

Etaler la pâte à pâtes en fines feuilles d'un millimètre d'épaisseur, au rouleau ou à la machine, #6/7. Disposer une cuiller de farce à intervalles réguliers, recouvrir d'une feuille de pâte, marquer les formes et découper. Bien vérifier chaque soudures ! ;)

Chauffer une grande quantité d'eau salée jusqu'à ébullition puis y cuire les ravioli. Après les avoir égouttés, disposer dans un plat à gratin préalablement huilé (avec un peu de l'huile qui conservait les poivrons et/ou courgettes, s'il en restait O:-) ), réserver.

Préchauffer le four à 250°C (th8/9).

Emincer l'échalote et la saisir dans une casserole chaude avec une cuiller d'huile (devinez laquelle...), ajouter l'ail, les tomates concassées, le romarin, rectifier l'assaisonnement et laisser cuire à feu doux une quinzaine de minutes. Retirer le romarin et verser sur les ravioli, parsemer de copeaux de fromage, et enfourner le temps que les saveurs se développent.

Servir chaud accompagné d'un vin rouge du Rhône.

A vos papilles !

Ravioli de châtaigne aux épinards et jambon de pays, sauce Serge au fromage de brebis

Ingrédients et quantités pour 2 personnes

pâte

  • 200g de farine de châtaigne
  • 2 oeufs ou 10cl d'eau
  • 1 c. à s. d'huile végétale ou de saindoux
  • une pincée de sel
garniture
  • 400g d'épinards frais
  • 100g de jambon de pays, au choix
  • 150g de faisselle ou brousse de brebis
  • ou 150g de faisselle ou quark de chèvre
  • ou 200g de fromage frais de chèvre ou de brebis ( voire un mélange des trois O:-) )
  • noix de muscade, poivre blanc
sauce
  • 20 cl de lait concentré non sucré
  • 3 c. à s. de fleur de farine de mais
  • 100g de fromage sec de brebis type tome de montagne
  • noix de muscade, poivre blanc

Commencer par la pâte : verser la farine dans un saladier, creuser un puits, verser le sel, l'huile ou le saindoux, la moitié de l'eau ou un oeuf, mélanger l'ensemble jusqu'à obtenir une pâte ferme (mais pas dure) qui se détache parfaitement des parois, en incorporant le reste des oeufs ou de l'eau selon le besoin. Laisser reposer une heure au frais (pas au froid), sous un torchon.

Pendant ce temps, préparer la garniture : laver et émincer finement les épinards, réserver. Emincer finement le jambon, le saisir (avec une pointe de cuiller de saindoux s'il en reste ;) ) dans une poêle bien chaude, ajouter les épinards et cuire à feu vif en remuant sans cesse : plus l'émincé est fin et plus la cuisson est rapide, permettant d'éliminer l'excès d'eau qui nuirait à la bonne tenue des ravioli. Laisser refroidir quelques instants de coté.

Dans un saladier, verser le fromage, noix de muscade et poivre blanc puis le précédent mélange tiédi, mélanger vigoureusement à la fourchette afin d'obtenir un mélange bien lisse, vérifier l'assaisonnement puis réserver au frigo.

Là, soit vous avez une machine à pâte et préparez de fines feuilles, #6 ou #7, soit vous étalez la pâte au rouleau jusqu'à une épaisseur d'un millimètre. Essayez de les prévoir larges, de manière à ne pas avoir à trop les retravailler.

Reste ensuite à déposer de petites cuillers de farce à intervalles réguliers, recouvrir d'une nouvelle feuille de pâte, marquer les formes et les découper. Bien appuyer sur les bords afin de les souder. ;)

Cuire dans une grande quantité d'eau bouillante salée, égoutter et réserver dans un plat de cuisson préalablement huilé (ou enduit de saindoux, s'il en restait encore un peu).

Préchauffer le four à 250°C (th8/9).

Râper le fromage, verser les 3/4 dans un bol contenant la fleur de farine et mélanger ces deux poudres : elles s'incorporeront plus facilement au lait, évitant les grumeaux.

Dans une casserole, chauffer le lait concentré jusqu'à ébullition, ajouter farine et fromage en remuant au fouet, baisser le feu, rectifier l'assaisonnement avec les épices, verser sur les ravioli, parsemer avec le fromage restant et enfourner le temps que les saveurs s'expriment et qu'une croûte dorée se forme.

Servir chaud accompagné de quelques pousses de cresson simplement arrosées d'un trait d'huile de noix et de vinaigre de vin ou balsamique.

A vos papilles !

Parmentier savoureux de lendemain de fête

Quand on cuisine souvent et de manière variée, on se rend compte que lors des différentes préparations on a parfois beaucoup de déchets :

  • pour cuisiner un émincé d'agneau, il m'a fallu dénerver et dégraisser un magnifique gigot d'agneau que m'avait désossé le boucher : je ne devais employer que la viande la plus tendre, il m'a donc fallu procéder à quelques coupes. Au final, 1/5 de la viande me restait ;
  • quand on souhaite préparer des légumes tournés, on se retrouve avec presque autant de déchets que de légumes prêts pour la cuisson ;
  • pour la crème anglaise, il faut 6 jaunes d'œuf pour un litre de lait, quoi faire des blancs ?

On ne sait pas toujours quoi en faire, pourtant c'est l'occasion de se faire plaisir : avec les déchets de légumes, je fais des soupes, des bouillons et des purées, avec les blancs d'œuf je fais des meringues, et avec les restes de viande, je fais un hachis parmentier à l'ancienne !

Voici comment : placer les morceaux de viande dans un plat enfourné à 250°C (th 8) afin de les faire griller. Les retourner de temps à autres, et à mi-cuisson, saler légèrement.

Lorsque tous les morceaux sont croustillants, retirer du four, laisser refroidir puis désosser, trier, récupérer le plus de viande possible pour ne laisser que peaux, os, tendons et autres cartilages, dont le voyage culinaire s'arrête là. Ne lavez pas votre plat : gardez-le pour y faire cuire le parmentier, ses parois étant pleines de sucs de cuisson, le hachis n'en sera que meilleur.

Verser la viande dans une cocotte, mouiller d'eau froide jusqu'à baigner totalement la viande et porter à ébullition. Une écume se forme lorsque l'eau bout, il s'agit alors de l'enlever afin d'éliminer les toxines.

Les plus gourmands d'entre vous, avant d'ajouter l'eau, mouilleront de quelques décilitres d'alcool : Cognac, Armagnac, Calvados, vin rouge ou blanc, et que sais-je encore... le choix est vaste, essayez aussi les alcools étrangers ! ;) Laissez la préparation réduire à petits bouillons, jusqu'à ce que l'alcool soit totalement absorbé puis ajoutez l'eau froide.

Enfin, les jours où vous aurez le temps, ajoutez quelques carottes, oignons, poireaux, céleri vert, navet, bouquet garni, clous de girofle et macis ; les jours où le temps manquera, pensez aux bouillons cubes (Rapunzel de préférence : ne vous y trompez pas, je n'ai moi non plus pas toujours le temps de cuisiner, alors je prends des raccourcis, mais de qualité ! ;) ).

Là, il s'agira de faire cuire longuement à feu doux, afin que les saveurs infusent. Après une heure ou deux, les liquides se sont évaporés, la viande est devenue moelleuse et extrêmement parfumée, il ne reste plus qu'à la verser dans un plat, couvrir d'une onctueuse purée à l'ancienne et remettre au four pour gratiner !

Servir chaud, accompagné d'une salade de pousses d'épinards, pourpier et cresson.

A vos papilles !

Nota Bene : ce plat peut être confectionné avec tout type de viande, voire de poisson.

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